Parce que la ville fait le travail à ta place. Tout se fait à pied ou en tram, ce qui évite les débats sur qui prend le métro et qui prend un taxi. Les quartiers sont assez petits pour qu’on se perde de vue une heure et qu’on se retrouve au même belvédère sans avoir à se donner rendez-vous par écrit.
Les restaurants de quartier, les tascas, servent des plats à partager entre 8 et 12 €, ce qui règle la question du budget avant qu’elle ne se pose. Personne n’a besoin de calculer avant de commander, et l’addition partagée à six ne fait pas de blessé. C’est rare dans une capitale, et c’est ce qui rend un voyage de groupe reposant.
Et surtout, Lisbonne a un rythme de groupe : une matinée lente, un déjeuner long, un après-midi à monter des collines, un coucher de soleil qu’on regarde ensemble, puis une soirée dehors, dans la rue, où personne n’a besoin de réserver une table pour dix. Les bars du Bairro Alto tiennent sur le trottoir, on entre et on sort, on se recompose. C’est la ville où les bandes qui ne partent jamais ensemble finissent par partir.