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Où partir en octobre entre amis : onze villes d’Europe où c’est la bonne saison

Octobre est le meilleur mois de l’année pour partir à plusieurs en Europe du Sud : la chaleur de l’été est retombée, les foules aussi, les prix d’hébergement avec elles, et les terrasses sont encore ouvertes. Onze villes du catalogue de Destie ont octobre dans leur meilleure saison, telle qu’elle est vérifiée ville par ville : Lisbonne, Porto, Barcelone, Séville, Madrid, Rome, Naples, Florence, Prague, Budapest et Athènes.

Trois autres villes du catalogue sont volontairement absentes : Amsterdam, Berlin et Split, dont la bonne saison s’arrête en septembre. Cracovie n’a pas encore sa saison vérifiée, elle attendra. Ce guide donne pour chacune des onze le budget réel par personne, vol compris, pour deux à trois jours, et ce qui fait d’octobre le bon moment, d’après le catalogue.

Le tableau

VilleBudget par personne, vol comprisDuréePourquoi octobre
Séville580 à 740 €2–3 joursLa ville redevient praticable en journée : de juin à septembre, elle dépasse régulièrement 40 °C
Athènes610 à 770 €2–3 joursFin de la chaleur sèche de l’été, files d’attente réduites à l’Acropole, prix d’hébergement redescendus
Naples500 à 630 €2–3 joursLes Napolitains sont rentrés, la ville a retrouvé son énergie
Rome580 à 730 €2–3 joursFin des foules et des prix au pic de l’été
Florence540 à 690 €2–3 joursLes files devant les Offices raccourcissent, la chaleur tombe
Lisbonne780 à 1 000 €2–3 joursMer encore à 19 ou 20 °C, terrasses ouvertes, prix d’hébergement bas
Porto600 à 770 €2–3 joursPrix d’hébergement revenus à la normale après l’été
Madrid690 à 870 €2–3 joursSortie de l’été madrilène, écarté par le catalogue
Barcelone620 à 790 €2–3 joursDernier mois de la bonne saison, mer encore possible
Budapest570 à 730 €2–3 joursBains et hébergements redescendus du pic estival
Prague550 à 700 €2–3 joursDernier mois avant l’hiver, que le catalogue écarte

Deux chiffres peuvent exister pour une même ville sur ce site, et c’est voulu : le catalogue calcule un séjour au standard classique — hôtel, restaurants —, ce sont les fourchettes de ce tableau ; une fiche destination comme /lisbonne calcule un format de bande, en appartement partagé, qui revient moins cher. Les deux disent ce qu’ils contiennent.

Séville

La ville d’Europe qui change le plus entre l’été et octobre. Le catalogue est sans nuance : de juin à septembre, Séville dépasse régulièrement 40 °C et n’est praticable que tôt le matin et le soir. En octobre, elle redevient ce qu’elle est le reste de l’année, une ville qui se vit dehors, sur les placettes et sous les orangers, avec les tapas de Triana de bar en bar. L’Alcázar se visite sans faire la queue au soleil, le flamenco se trouve sans réserver un mois avant. Pour une bande, c’est le meilleur octobre possible en Espagne.

Athènes

Le catalogue écarte juillet-août pour une raison précise : une chaleur sèche régulièrement au-dessus de 38 °C, des files de deux heures à l’Acropole et des prix d’hébergement en hausse de 40 à 60 %. Octobre défait les trois. L’Acropole se fait le matin, les terrasses sur les toits le soir, face au rocher éclairé, et les quartiers de Psyrri et d’Exarchia entre les deux. Le souvlaki règle les déjeuners pour presque rien, et Koukaki, au pied du rocher, est le quartier où dormir à plusieurs. C’est le mois où Athènes coûte le moins et vaut le plus.

Naples

Le catalogue note que l’été vide Naples de ses habitants et de son énergie : les Napolitains partent, les rideaux baissent, la ville tourne au ralenti sous une chaleur humide. Octobre est le mois où elle est redevenue elle-même : Spaccanapoli bruyante du matin au soir, les friteries pleines, la pizza qui se mérite en faisant la queue, le café pris debout au comptoir. Pompéi, à une demi-heure de train, se visite sans la chaleur qui rend le site pénible l’été, et le Vésuve se voit clairement depuis le front de mer. Pour une bande, c’est aussi le budget le plus bas de la liste, ce qui laisse de la marge pour une soirée de plus ou une journée à Procida. Naples demande un peu d’énergie ; en octobre, elle la rend.

Rome

Rome en octobre, c’est Rome sans l’été : plus de foules au pic, plus de prix au pic, des journées douces pour marcher du Colisée au Panthéon et des soirées à Trastevere sans chercher l’ombre. Le catalogue place la bonne saison de mars à mai et de septembre à novembre, ce qui fait d’octobre le cœur de l’arrière-saison. Les sites se visitent le matin, les piazzas servent de point de ralliement l’après-midi quand la bande s’est dispersée, et les trattorias du Testaccio ou de Monti n’exigent pas de réservation un mardi soir. Trois jours à pied suffisent, un quatrième permet le Vatican tôt le matin. Une ville où personne ne conteste le programme, parce que tout le monde connaît les noms.

Florence

Le catalogue est concret sur l’été florentin : chaleur étouffante, foules au maximum, trois heures de file devant les Offices sans réservation préalable. En octobre, la file raccourcit, la chaleur tombe, et le rythme d’un musée par jour redevient possible sans que la bande s’épuise. Le centre se traverse en un quart d’heure, ce qui laisse les après-midis à l’Oltrarno, l’autre rive de l’Arno, où les trattorias servent pain, haricots et viande grillée à des tables faites pour être partagées. San Miniato pour le coucher de soleil, avec vue sur le Duomo. Le budget tient parce que tout se fait à pied et que la cuisine toscane est une cuisine de partage.

Lisbonne

La fiche /lisbonne le dit avec ses chiffres : en septembre et octobre, la ville garde la chaleur de l’été sans la foule, la mer est encore à 19 ou 20 °C pour une journée à Carcavelos, à vingt minutes de train, et les prix d’hébergement sont nettement en dessous de ceux de l’été. Les belvédères, le Bairro Alto, les quais du Cais do Sodré : tout se fait dehors, jusqu’au soir, et les soirées commencent avec une bière achetée au kiosque d’un miradouro. Le tram 28 se prend tôt le matin, les pastéis de Belém à l’ouverture, Sintra en demi-journée si la bande a un quatrième jour. La ville la plus facile de la liste pour un premier voyage de groupe.

Porto

Le catalogue prévient contre juillet-août à Porto : chaleur humide et persistante, foules touristiques au maximum, prix d’hébergement multipliés par deux. Octobre remet les prix à leur place et laisse la ville à ceux qui y vivent. La Ribeira au bord du Douro, les caves de Gaia de l’autre côté du pont pour l’après-midi où toute la bande apprend ce qu’est un porto, les petiscos partagés le soir. Pour le troisième jour, la vallée du Douro, dont les vendanges viennent de finir, ou la plage de Matosinhos, où les grillades de sardines n’ont pas de saison. Deux jours pleins suffisent à Porto, le troisième est un cadeau.

Madrid

Le catalogue écarte juillet et août à Madrid et conseille de mars à mai et de septembre à novembre. Octobre est le mois où la ville sort de son été : le Retiro le matin, le Prado l’après-midi, les tapas de La Latina le dimanche midi, et des soirées qui commencent tard et finissent plus tard. Madrid est une capitale qui coûte un peu plus que les autres villes espagnoles du catalogue, à cause du logement, mais la vie de bande — les bars, les places, la nuit — reste abordable, et la ville se traverse en métro sans jamais attendre. Pour un groupe qui aime les grandes villes et les longues nuits, c’est le meilleur octobre d’Espagne après Séville.

Barcelone

Dernier mois de la bonne saison d’après le catalogue, qui va d’avril à juin puis de septembre à octobre. La Barceloneta est encore possible pour les courageux, la Sagrada Família se visite sans la cohue de l’été — les billets se réservent quand même longtemps à l’avance —, et le vermut se prend dehors, à Gràcia ou dans le Barri Gòtic. La ville permet à une bande de se séparer l’après-midi, les uns au musée, les autres sur le sable, et de se retrouver le soir sans que personne ait à trancher entre culture et plage. Le logement reste le poste qui monte, il se réserve tôt ; les repas coûtent peu dès qu’on quitte les Ramblas.

Budapest

Le catalogue note qu’en été, les bains et les hébergements sont au pic, avec une chaleur intense et des foules au maximum. En octobre, les thermes de Széchenyi ou de Gellért se prennent le matin sans se battre pour une place dans l’eau chaude, les bars en ruines du quartier juif ont retrouvé leurs habitués, et le Danube fait le reste, avec Buda la colline d’un côté et Pest la plaine de l’autre. Une des meilleures villes d’Europe pour un groupe qui mélange les envies : ceux qui veulent danser, ceux qui veulent se reposer et ceux qui veulent marcher y trouvent chacun leur moment, et souvent le même jour.

Prague

Le catalogue conseille avril, mai, septembre et octobre, et écarte l’hiver, de novembre à février, où les journées sont courtes et les terrasses fermées. Octobre est donc le dernier bon mois avant l’hiver : le Pont Charles à l’aube, avant la foule, le château, puis la vraie ville — les collines de Žižkov et de Vinohrady dans les couleurs d’automne, et leurs pubs quand la nuit tombe tôt, où la bière reste la moins chère d’Europe centrale. Prague est compacte, on s’y retrouve facilement, et bon marché sur exactement les postes qui font grimper une addition de bande. Un week-end de trois jours y tient sans forcer.

Pour finir

Onze villes, un même mois, et un même argument : en octobre, l’Europe du Sud rend ce que l’été lui avait pris — les rues, les prix, les terrasses. Choisir entre elles est l’affaire de la bande, pas d’un guide. C’est là que Destie commence : chacun fait défiler, garde, passe, et la ville qui plaît à tout le monde apparaît d’elle-même.

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Destie sort dans quelques semaines.

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